TOUS FRÈRES

Père Etienne RUHATIJULI

L'édito de février 2017

 

SACREMENT DE L’ONCTION DES MALADES

               Le dimanche 05 mars 2017, en l’église de Verzenay, nous célébrerons le sacrement de l’Onction des malades. Une célébration qui se fera pendant la messe dominicale.

Pas courant  me diriez-vous! Il est d’habitude que le malade ou sa famille, selon les cas, appelle à domicile un prêtre pour les derniers sacrements. Or, vu le nombre de besoins et le peu de disponibilités des prêtres, l’idée d’organiser des célébrations communes n’est pas nouvelle et elle a fait son chemin. Il est, évidemment, normal que les prêtres continuent d’administrer les sacrements des malades à domicile, ou à l’hôpital.

               Le sacrement de l’Onction des malades, que l’on appelait autrefois l’Extrême Onction ou sacrement des mourants, est depuis Vatican II plutôt un sacrement de vie. Il n’est donc plus administré pour accompagner un malade à l’article de la mort. Non. C´est simplement un sacrement de la présence du Seigneur à nos côtés dans les moments d’épreuve que sont la maladie, la faiblesse ou la vieillesse. La célébration de ce sacrement consiste en l’onction d’huile bénite sur le front et en l’imposition des mains. Consacrée par l’évêque lors de la messe chrismale annuelle, l’huile dite des malades apporte force et douceur. Elle pénètre la peau, répand sa bonne odeur, fortifie le corps. Le Concile Vatican II, dans la Constitution sur l’Église, Lumen Gentium, le 21 novembre 1964, au n° 11 dit :

« ... Par l’onction sacrée des malades et la prière des prêtres, toute l’Église recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié, afin qu’il adoucisse leurs peines et les sauve. Elle les exhorte à s’unir spontanément à la passion et à la mort du Christ.., pour contribuer ainsi au bien du Peuple de Dieu. »


               En un mot, l’Onction des malades est un sacrement que chaque chrétien qui le désire peut recevoir plusieurs fois dans la vie. En pratique, il est donné lors des épreuves de santé. Ce peut-être au début ou à la fin d’une maladie grave, ou sous une grande souffrance morale (cancer, grippe ou dépression, par exemple). Il peut aussi être redonné au moment d’une aggravation significative de la maladie. Cependant, il faut bien comprendre ceci : ce sacrement ne remplace, en aucun cas, les médicaments prescrits par votre médecin. Il est simplement un remède pour donner forces à l’âme et au corps, ainsi que le courage d’endurer l’épreuve de la souffrance. Il est également un moyen pour le malade de se réconcilier avec lui-même, ses proches et le Christ.

               Ainsi, chers amis, je vous inviterais à ce que ce sacrement célébré sur nos trois paroisses, le 05/03/17, soit un temps de prière où toute la communauté paroissiale entourera nos malades de sollicitude et de tendresse, priera avec eux et pour eux. Si vous désirez recevoir ce sacrement, adressez-vous à  la permanence de votre paroisse  ou à un prêtre ou diacre. Une préparation spirituelle précédera cette célébration importante.

Abbé Etienne RUHATIJULI.

 

 

 

                

Le Pape sur Twitter  : Pour connaître le Seigneur, il est important de le fréquenter : l’écouter en silence devant le tabernacle, s’approcher des sacrements. 

 @Pontifex_fr : 21/10/2013