Eglise St. Théodulphe  de Villers aux Noeuds

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   L'église Saint - Théodulphe de Villers aux Nœuds se compose de deux parties bien distinctes, la nef et le clocher. Les piliers qui supportent ce clocher appartiennent à un édifice roman dont le chœur fut totalement reconstruit au début du XIII ème siècle ( autour des années 1220 ).
   Ainsi, l'église ne présente pas du tout la même silhouette suivant qu'on la considère depuis la façade ( la tour domine alors nettement la couverture de la nef ) ou depuis l'abside ( les hautes constructions du XIII ème siècle masquent en partie les baies du clocher qui parait comme " engoncé " dans les toitures du chœur et du bas du transept.)

   La nef était pourvue à l'origine de bas - cotés. Ceux - ci ont été par la suite supprimés et les arcades murées. Celles - ci, encore bien visibles, se composent d'un arc brisé reposant sur des piles carrées ornées de quelques moulures à la retombée des arcs ( cette disposition se retrouve dans de nombreuses nefs édifiées dans la première moitié du XII ème siècle.)
Au XIII ème siècle on ajouta aussi des colonnettes à la première travée de la nef, peut - être dans le but de la voûter ou d'établir une tribune. Ce début de travaux ne semble pas avoir abouti.

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     Le chœur se compose d'une travée droite fermée par une abside à cinq pans. Celle - ci est couverte d'une voute d'ogives de six parties. La hauteur de cet ensemble ( comparable au chœur de l'église de Ronay ) est tout à fait remarquable ainsi que les grandes baies brisées qui l'ajourent. Les chapiteaux , très différents des chapiteaux romans du portail, présentent des crochets ou des motifs végétaux plus diversifiés. Dans les parties droite, les tailloirs des chapiteaux sont rectangulaires, dans l'abside, ils ont une forme de bec ( cette opposition se retrouve dans le chœur de la cathédrale de Reims.) Le décor général reste cependant très simple : pas de colonnette pour souligner les baies, pas d'arcature basse à la base des murs. Un simple cordon file à hauteur de l'appui des fenêtres interrompu par le passage des colonnettes.

     La litre : On remarque des traces noires sur les murs du chœur, de la nef et de la chapelle Saint Théodulphe. Ce sont les vestiges d'une litre funéraire, bande noire, que le Seigneur Le POIVRE fit peindre et orner de ses armoiries lorsque mourut son épouse Marguerite Thérèse Le POIVRE de MUIRE, le 12 Octobre 1771. Les traces de ces armoiries sont encore visibles sur le pilier de gauche de la chapelle Saint Théodulphe.

Il y avait sous l'ancien régime un autre Seigneur, le prévôt du chapitre de la cathédrale de Reims. La partie la plus importante des dîmes était perçue par l'Abbaye Saint - Martin
d' EPERNAY. L'Abbaye Saint - Nicaise de REIMS entretenait la chapelle Saint - Nicolas
.

 

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    Les cloches
" Je suis la plus grosse, je m'appelle Marie-Jeanne et ma voix est un SOL. "
L'an 1830, j'ai été fondue avec ma sœur sous le règne de Louis Philippe 1 er, roi des Français et nommée par Monsieur Jacques Bertaux, maire de la commune de Villers aux Nœuds et par Madame Jeanne-Adélaïde Poincinet, son épouse.

" Je suis la plus petite, J'ai oublié mon nom ... ma voix est un FA."
L'an 1830, j'ai été nommée par Monsieur Jean-Baptiste Bertaux, membre du conseil municipal, veuf de Madame Marie Lorson et par Madame Marie-Jeanne Lecointre, épouse de Monsieur Jean-Baptiste Hanin de Villers aux Nœuds.

SAINT THEODULPHE

Le successeur de saint Thierry n'a laissé aucun souvenir, éclipsé sans doute par le 3° abbé, St. Thiou, ou Théodulphe. Originaire de l'Aquitaine, il vient chercher la vie monastique au pays rémois. Il se distingue par l'assiduité de sa prière, par son ardeur au travail. On montre souvent Thiou et ses deux bœufs charruant du coté de Merfy. Thiou est aussi un homme juste. Il plante, arrose, puis engrange le centuple pour les greniers du Seigneur. Il cesse sa tâche le 1° mai, plus que nonagénaire, vers l'an 590.

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