Eglise
Saint-Basle de Sept-Saulx
L'église est
dédiée à saint Basle, avec deux autels à saint Eloy et à saint Jean; le tabernacle
fut acheté en 1685, par ordre exprès de l'archevêque. Il y avait alors ciboire, calice,
patène, soleil, boite, en argent. Elle appartient en grande partie au XIIIe siècle; la
charte de 1170 constate en effet que des matériaux avaient été rassemblés pour la
restauration de l'ancienne église, ce qui explique l'ancienneté de quelques portions de
l'édifice. Il se compose actuellement d'une abside, de transept et d'une seule nef; les
collatéraux n'existent plus. Lors de la révolution de 1793, le plomb de la couverture
ayant été vendu pour la nation, les voûtes de nef s'écroulèrent promptement,
entraînant la tour carrée du clocher et le mur méridional de la grande nef. Au
commencement du siècle, on releva ce mur, on recouvrit en tuiles le chur et
un léger plancher remplaça les voûtes; de trop consciencieuses couches de badigeon ont
complété cette première réparation, reprise plus intelligemment par la suite.
 L'abside,
malheureusement défigurée par une boiserie qui depuis au moins un siècle transforma le
derrière de l'autel en sacristie, est d'un bel aspect. Elle est percée de sept fenêtres
entourées d'une double archivolte avec chapiteaux à crochets, et séparées par des
faisceaux de trois et cinq colonnettes. Tout autour règne une arcature aveugle, ogivale
avec colonnettes entières à chapiteaux semblables aux précédents. Les transepts,
remaniés à diverses époques, sont peu intéressants. Je citerai seulement les massifs
qui séparent l'abside des transepts et qui dans chaque colonne est entourée d'un anneau
à la moitié de sa hauteur. Le mur méridional dans la nef est refait à neuf, avec, dans
le haut, quelques fragments d'ouvertures romanes; l'autre mur présente la plus
élégante ornementation, arcade ogivale, surmontée d'une arcade aveugle à double base
ogivale trilobée, avec une fenêtre ogivale aiguë au second étage. Les bases des
colonnettes de chaque massif sont enterrées complètement; celles des colonnes des
transepts se composent de deux tores seulement.
Le grand portail se compose d'une porte presque romane, flanquée
de deux contreforts terminés en colonnes. Au-dessus de la porte, deux arcades ogivales
avec cul de lampe, au point de fonction ; au-dessus, nue porte ogivale, actuellement
bouchée, communiquait avec le château. Cette partie de l'édifice se termine par un
pignon triangulaire avec une ligne de modillon à sa base. Jadis l'église était payée
de carreaux émaillés, mais ils ont tous été brisés dans les divers travaux de
réparation. Le maître-autel est en bois sculpté et doré et remonte à la fin du XVIIe
siècle, comme nous l'avons dit. En 1684, il y avait 200 communiants et 180 en 1777.

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